Association Stendhal et des amis du musée Stendhal (Grenoble)

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Stendhal (Grenoble)

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Agenda

 

LA BIBLIOPHILIE STENDHALIENNE conférence de François Gaspari et Michel Picamiglio 

 

Il y a la postérité d’un auteur quelques critères objectifs : l’Académie (pas sûr), les tirages (douteux, à long terme), le musée (certainement), etc. Mais il y a aussi la bibliophilie !

 

Ce mot que tout le monde connaît sans forcément le côtoyer est riche lui même de subtilités : ÉDITION ORIGINALE, grand papier, suite, envoi, maroquin, rousseurs, contreplat, ex-libris, colophon, et j’en passe. Cette rubrique permettra je l’espère de se familiariser avec ce langage, avec notre ami Henri Beyle comme fil conducteur. Commençons par la notion d’originale, pépite du bibliophile dont on admet assez unanimement la définition suivante : « première édition d’un texte publié avec le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit », et j’ajouterai d’un texte inédit (réf. voir ci-dessous). Sans vouloir s’étendre notons qu’il existe également la première édition et le premier mille dont nous reparlerons sûrement, de même que la pré-façon, la pré-originale, sans pour autant négliger la notion d’originale en partie originale ou augmentée, c’est le cas de Baudelaire. Notre ami Henri Beyle, lui, est moins complexe. Voici comment l’on pourrait identifier une EO de ses grands textes (nous ne pouvons tout citer) :

  •  Le Rouge et le Noir : Paris, A. Levavasseur, 1831, 2 volumes (14x22).
  •  La Chartreuse de Parme : Paris, Ambroise Dupont, éditeur (imprimerie de A. Everat et comp.), 2 volumes (14x22).

 

Tout cela est très bien, ces mentions suffisent à identifier une originale et c’est déjà beaucoup ; mais c’est sans oublier la sagacité du collectionneur. Celui-ci ne se contentera pas d’une simple « énumération » mais il aura besoin d’une « description » plus précise et surtout évocatrice des qualités ou raretés de l’ouvrage : nombre de pages, feuillets de titres conservés ou pas, marges intactes ou « rognées ».

 

Sur les sites consultés nous trouvons pour ces ouvrages des prix de ventes allant jusqu’à 69000 €. Alors pourquoi un spectre aussi large ? Parce qu’il y a de nombreux autres éléments à prendre en compte qui ne peuvent échapper au bibliophilie :

Condition : aspect général, état du papier (rousseurs, pliures, etc.) ; complet ou manques, défauts, pages de faux-titres et titres conservées, déchirures et restaurations, vignettes, etc.

Tout cela devrait déjà bien perturber la quiétude du bibliophile, mais c’est sans compter la RELIURE !

 

Rappelons toutefois que certains collectionneurs préféreront toujours un livre « tel que paru », non relié, mais je crois pouvoir affirmer qu’ils sont rares et que la reliure est un facteur important de décision pour l’achat, et le relieur également. Qualité de celle-ci (type de cuir), exécution (plats et tranches parfaites), dorures rigoureusement alignées, beaux papiers aux contreplats, couvertures conservées, etc. Il faut encore préciser qu’une reliure d’époque sera presque toujours préférée et explique les écarts de prix, bien que, une RELIURE D’ART, signée par un grand relieur et parfaitement exécutée pourra atteindre des sommets. C’est trivial, je sais, mais difficile de parler de bibliophilie sans valeurs ajoutées!

 

Tout ceci est un peu sommaire certes mais il faut bien commencer et puis nous aborderons d’autres aspects une prochaine fois. Cependant je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cette description telle qu’elle figure dans le catalogue de la Bibliothèque Nationale pour la sublime exposition :

« En français dans le texte, dix siècles de lumières par le livre » (1990).

« Le Rouge et le Noir. Chronique du XIX° siècle par M. de Stendhal. Paris, A. Levavasseur, libraire, Palais-Royal. 1831, 2 vol. In-8 (3ff).-486p., et (2)ff.-486p.-(1f). ; 2 vignettes d’Henri Monnier sur les couv. et les titres. »