Conférence de Françoise Bertrand et Catherine Mariette – à la BEP de Grenoble le 25 novembre 2025

Avant sa première fonction politique comme député de la Seine en 1919, Léon Blum eut la vie d’un brillant intellectuel, admis à l’ENS, ami de Gide, Mallarmé, Pierre Louys, Bonnard.
Très jeune, il écrit dans des revues, s’essaye à l’écriture romanesque et poétique, mais manifeste surtout son talent de critique littéraire et théâtral dans la Revue Blanche.
Son admiration pour Stendhal est totale, nourrie de sa lecture de Barrès, un intercesseur essentiel.
En 1914, il publie Stendhal et le Beylisme, essai dans lequel il se propose d’étudier « un cas littéraire par les procédés du romancier étudiant un personnage vivant ».
S’attachant à l’enfance de Beyle, mieux connue par la publication récente de la Vie de Henri Brulard, il montre la part autobiographique de la création stendhalienne, « sa sensibilité d’écrivain n’étant que sa sensibilité de jeune homme miraculeusement préservée au-delà des temps ».
Mais écrivant ces mots, le critique ne fait il pas aussi son autoportrait ?