Association Stendhal et des amis du musée Stendhal de Grenoble

Association Stendhal et des amis du musée

Stendhal de Grenoble

Au Musée Stendhal

Soirée littéraire préparée par Françoise Bertrand

Présentation et lectures d’extraits de mémoires et de biographies de Stendhal, Caulaincourt, Philippe de Ségur, Las Cases, etc...

Appartement Gagnon
20, Grande rue à Grenoble

 

Mémoires de la campagne de Russie

La campagne de Russie (1812-1813) continue de hanter les mémoires, et pas seulement en France contrairement à ce que l’on pourrait penser, mais dans toute l’Europe. Défaites pour les uns, évènement fondateur de la nation pour la Russie, avènement d’une suprématie planétaire pour l’Empire britannique, éclosion des nationalismes pour tous les peuples.
La première moitié du XIXème siècle verra fleurir les mémoires de ceux qui l’ont vécu et cela pour la plus grande fascination de cette nouvelle génération de romantiques qui, vivant sous “l’éteignoir”, ne rêvent que de cette épopée de géants. Ainsi Julien Sorel.
Stendhal a été l’un de ces mémorialistes. Nous l’évoquerons bien sûr, mais aussi bien d’autres, moins connus et pourtant passionnants.

 

2017 04 11 campagne de Russie

 

Une bataille retentissante

L’émotion était palpable dans le grand salon, bondé, de l’appartement Gagnon à la lecture poignante de ces textes graves, souvent horribles, sur cette campagne menée par Napoléon avec près de 600.000 soldats recrutés dans pas moins de 20 nations. Trente mille hommes seulement repasseront le fleuve Niémen… Les textes sélectionnés par Françoise Bertrand étaient variés et comprenaient même la digression de Balzac dans son roman Le médecin de campagne où un ancien grognard raconte, à la veillée, dans une grange, sa campagne de Russie avec une verve, un langage populaire très imagé, distillant cependant une ironie mordante à l’égard de certains acteurs de « l’épopée » et surtout une belle illustration de la fabrication du mythe. Tous les lecteurs furent excellents et surent nous immerger dans cette bataille retentissante. 

Heureusement le chant martial de Béranger entonné par Jean-Louis Reymond en guise de conclusion a permis de finir la soirée sur une note un peu plus gaie.